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Le super 8 : notre passion

8 Numérique / Le super 8 : notre passion

La naissance d’une passion

J’ai débuté le Super 8 en tant qu’acteur. Pas très conscient de mes premiers sourires, de mes premières grimaces. C’est mon père qui a acheté sa première caméra super 8 en 1971, une Beaulieu. C’était une Beaulieu 2008S achetée d’occasion lors d’un voyage à Paris. Chez nous, l’ensemble des événements marquants de notre enfance a été filmé : Les premiers pas, les vacances, les mariages. Je me souviens de l’excitation lorsqu’une bobine arrivait développée, et de la magie lors de la première projection.

bobine-super-8Très vite je participais pour le montage, le collage, la réalisation des titres, la doublure de la bande son. Avec mon père je réalisais des titres avec les lettres du scrabble : « 1980 BRETAGNE ». En grandissant, c’est moi qui étais responsable de la mise en place de tout l’attirail lors des projections. L’écran, le projecteur, le système sonore, les fauteuils, il ne manquait que les popcorns.

C’est vers l’âge de 12 ans que j’ai eu le droit d’appuyer pour la première fois sur le déclencheur de la caméra. Je me souviens encore de cette sensation, un mélange d’étonnement de fierté et d’excitation. La scène n’avait rien d’exceptionnelle mais c’est moi qui tenais la caméra super 8, un grand moment, j’étais devenu un cameraman ! Et la projection!… Fantastique, c’était moi le magicien qui faisait s’animer les images.

Je n’ai jamais quitté le monde de l’image des yeux. Toujours intéressé par le nouveau format, l’utilisation de la lumière, l’utilisation des effets. A 22 ans j’animais mon premier atelier vidéo avec des ados. J’expliquais comment tenir une caméra, ne pas trembler, ne pas utiliser le zoom de façon systématique. J’enseignais les bases afin que les films des participants ne ressemblent pas à des séances de tortures houleuses.

Aujourd’hui encore j’essaie de toujours d’apporter des conseils de montage à mes Clients. Ne garder pas trop, couper vos films, essayer de ne garder que 10% de ce que vous avez filmé… Utiliser les effets avec parcimonie… Raconter une histoire, votre histoire….

En 2003, j’ai voulu revoir ces films, les numériser, les préserver, les conserver, les archiver. On ne parlait pas encore de Haute définition, les télécinémas disponibles pour le super 8 étaient décevants, voir médiocres. Il existait bien un télécinéma Elmo, mais avec une définition de 240 lignes, la qualité n’était pas au rendez-vous pour numériser les super 8 de mon père. La solution des prestataires de transfert vidéo de l’époque était de projeter les films et de le re-filmer à l’aide d’une caméra au mieux miniDV. Il fallait trouver autre chose, tendre vers la qualité.

Alors j’ai commencé à chercher, à me documenter, à essayer. Je me souviens avoir acheté un boitier de transfert, avec un écran dépoli. C’était une catastrophe, le grain du dépoli ressortait avant le grain du film super 8! Et le centre de l’image était toujours plus clair que les bords, c’est le phénomène du « point chaud »… sans compter le problème du scintillement.

Film super 8J’ai réalisé mes premiers transferts vidéo de super8 en projetant et filmant l’écran. Il fallait diminuer la vitesse de projection afin de supprimer le scintillement. Le film n’était pas à la bonne vitesse, il était ralenti ! Les possibilités de réglages étaient quasi nulles et il fallait passer beaucoup de temps en postproduction afin d’essayer d’avoir une image naturelle. De plus on devait zoomer dans l’image et on perdait beaucoup de définition.

En 2004 j’ai affiné la technique en passant par un système de miroir et de lentille afin de moins zoomer dans l’image. Grâce à l’achat d’une camera semi-pro (la mythique Sony V1000) les résultats des copies se sont améliorés et fin 2004 j’ai ouvert 8 Numérique dont l’objectif est de vous permettre de regarder plus tard comment c‘était avant.

Pour la numérisation des films super 8, la technique avec un système de miroir et une lentille donne des résultats justes honorables. Ce n’est pas suffisant pour être fier de son transfert. Il fallait passer la vitesse supérieure. Dès 2007, j’ai prospecté les fabricants de télécinéma. J’ai essayé les télécinémas américains (Tobin…) mais la qualité n’est pas au rendez-vous. Sur le Salon du SATIS 2007 le fabricant DEBRIE présente son nouveau Mémory, en version standard. C’est déjà une belle machine qui réalise de très beau transfert vidéo. Une visite sur le stand concurrent, chez MWA, et leur télécinéma Flashscan et la décision est prise, Ce sera le Mémory de chez DEBRIE mais en version HD… C’est aussi en 2007 que je fais le premier recrutement, 8 numérique devient une équipe.

En 2008, après avoir réussi à convaincre mon banquier, la commande pour un télécinéma Mémory HD 1920 * 1080, capable de numériser les formats 8mm, super 8, 9/5 et 16 mm est passée. Je collabore étroitement avec les équipes de DEBRIE, pour affiner le soft qui accompagne le logiciel. Ils nous livreront le premier Memory HD. Nous nous sommes rencontrés souvent, notamment sur des salons au SATIS ou à l’IBS à Amsterdam et nous avons noué une relation de confiance avec les équipes de DEBRIE. C’est pourquoi nous participons ensemble au SATIS depuis 2009.

L’arrivée du Mémory HD est une révolution. Après une période de rodage, la qualité est là. Les numérisations en HD apportent un vrai plus à nos prestations de transfert vidéo. Des détails apparaissent, les images sont plus belles, mieux définies. La productivité est meilleure ce qui nous permet de ne pas augmenter les tarifs de numérisation. Nous avons la meilleure machine, nous la maitrisons et nos tarifs restent compétitifs.

En 2010, notre savoir faire est reconnu et il est nécessaire d’embaucher une seconde personne qui sera chargée spécifiquement de la numérisation des super 8. Nous numérisons de plus en plus de films, nous développons notre réseau de revendeurs, nos Clients institutionnels sont de plus en plus nombreux. Afin de rester au plus proche de nos Clients particuliers, et de répartir la charge de travail j’ai décidé d’ouvrir un deuxième atelier vidéo sur Lyon. Un second télécinéma Mémory HD arrive fin 2010.

Nous inaugurons la boutique de Lyon en janvier 2011. C’est une copie en plus spacieux de notre atelier vidéo sur Noiseau. 8 Numérique est une entreprise familiale et c’est ma sœur qui après quelques mois passés en formation à Noiseau prend en charge les numérisations de films sur Lyon. Le super 8 est toujours à l’honneur et vous pouvez voir fonctionner notre télécinéma directement de la vitrine.

2012 a été une année de consolidation, avec la mise en place des rendez-vous du télécinéma :  chaque premier mardi du mois à Noiseau et premier jeudi du mois à Lyon je vous accueille à partir de 19 h00 pour une séance d’essais gratuite. C’est un moment convivial où chacun peut apporter une petite bobine pour faire un test, mais aussi échanger, poser des questions. Nous abordons des thèmes aussi variés que la numérisation, le montage vidéo, l’archivage et la préservation des données.

2013 a été une année riche en contacts et rencontres, 8 Numérique a noué de forts partenariats, notamment avec la cinémathèque de l’Essonne et avec Archipop que nous avons aidé lors de cette année difficile pour eux. Nous les retrouvons rajeunis et toujours motivés en 2014. C’est en 2013 que nous avons noué les premiers contacts avec « Arrêt Sur Image »…

2014 restera comme l’année du rapprochement avec Arrêt sur Image. Après un premier semestre à mettre en place l’organisation et lever les difficultés administratives et financières, Arrêt sur Image et 8 Numérique ont fusionné. C’est une aventure passionnante qui continue avec l’acquisition du troisième télécinéma Mémory HD.

David Nouyrigat


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